Ma vision de l’écriture à 21 ans

Mon expérience avec l’écriture a commencé à la fin du collège, quand j’avais environ 14 ans. Aujourd’hui j’ai 21 ans et ma vision sur le sujet a beaucoup changé. Je veux noter où j’en suis dans ce texte, pour voir ce qui change et ce qui reste au fils des années.

Voici donc mes croyances sur l’écriture à 21 ans :

1. L’écriture m’a sauvé (la vie)

Ça peut paraître extrême, mais je le pense sincèrement. Je ne serais peut-être pas morte sans, mais j’aurais été bien plus misérable. Dans les moments difficiles, l’écriture m’a permis de mettre des mots sur mes émotions, de les extraire de mon cerveau et de comprendre ce que je ressentais. C’est comme toujours avoir un filet de secours sur moi. Je ne serais pas la même sans l’écriture.

2. L’écriture est l’une des activités qui me rendent le plus heureuse

Il n’y a rien de comparable à la sensation de se plonger dans une histoire, les doigts sur le clavier et de décrire une scène, les petits détails, les sensations physiques d’un personnage. Il n’y a rien de comparable à trouver la phrase parfaite qui possède à la fois la beauté des mots et la justesse de l’idée – ça n’arrive pas souvent, mais quand ça arrive… c’est génial. Et puis, le fait que l’on peut amener dans la réalité ce que l’on a dans la tête, c’est-à-dire ce qui est immatériel, est assez fascinant. Souvent je me dis « Tout ce qui n’est pas écrit ne sera pas créé. » C’est-à-dire que personne d’autre que moi ne pourra mettre sur le papier et faire voir les personnages, les histoires que j’ai dans la tête ; et si je ne les écris pas, ils n’existeront jamais dans la réalité. Alors j’écris.

3. L’écriture se travaille sur le très long terme

La seule façon de s’améliorer est d’écrire, encore et encore. Plus je lis sur le sujet, plus je me rends compte qu’il me faudra peut-être plusieurs années avant d’écrire une « bonne » histoire. Au début, cette idée m’a déstabilisée. Je ne voulais pas m’entendre dire que mes premiers textes n’étaient pas « bons », que mes histoires, mes personnages, ne seraient pas ceux qui fonctionneraient. Mais maintenant je le vois plutôt un savoir-faire qu’il faut toujours perfectionner. Ce n’est pas que les premières histoires ne valent rien, c’est juste que ce sont de premiers essais. Si j’y mets toute mon énergie, je pourrais d’autant plus apprendre et en créer de meilleures. Les idées qui me collent vraiment à la peau pourront toujours revenir, être améliorées.

4. Je ne veux pas être autrice professionnelle

Je ne veux pas qu’écrire soit mon unique métier. Cela fait quelques années que je pense ça. Je souhaite travailler dans l’informatique et écrire à côté, pour le plaisir. Je ne veux pas que ce côté créatif soit ma source principale de revenus et baser ma vie – ma personnalité et ma qualité de vie – dessus. J’aimerais avant tout que ça reste un plaisir.

5. Je n’ai pas du tout trouvé mon style et mon rythme

Je suis dans une période d’essais, de pauses et de reprises. Mon écriture manque encore de beaucoup de choses ; j’essaye de l’observer et de voir sur ce quoi je bute, de voir ce que j’aime. J’aimerais écrire plus de narration, raconter des histoires simplement, mais des histoires qui entraînent sans que l’on s’arrête sur des bouts de phrase. J’ai encore beaucoup de chemin à faire.

6. Je n’arrêterai jamais d’écrire

Il y aura des pauses, plus ou moins longues. J’en ai déjà eu. Mais je sais que je reprendrai toujours les mots pour m’exprimer et inventer de nouveaux univers. J’en suis certaine – c’est une croyance qui est là depuis longtemps et qui ne s’en ira pas. Ces dernières semaines, il m’a aussi semblé qu’écrire donnait une direction à mes journées. Sans, je suis un peu perdue.

7. Je veux écrire pour mes proches

Je n’avais jamais partagé ce que j’écrivais à mes proches jusqu’à l’année dernière – étrangement, je préférais recevoir l’avis d’inconnus sur Internet plutôt que celui de ma famille ou de mes amis. Et puis je me suis lancée et j’ai fait lire des nouvelles à mes parents. Voir leur réaction m’a beaucoup rassuré, j’ai eu l’impression d’être un peu plus libre. Je me suis sentie fière parce qu’ils l’étaient. Je pense aussi que ça nous a rapprochés.

Avant je voulais tout cacher, craignant qu’on découvre mes pensées à la première lecture, craignant les remarques. Après coup, mon livre auto-édité pour mes parents pouvait trainer sur la table du salon, à la vue de tous, ça ne dérangeait plus. Aujourd’hui j’aimerais écrire autre chose pour leur faire lire et peut-être même, c’est mon objectif, le faire lire à mes grands-parents. Je veux continuer dans ce sens et trouver un équilibre entre garder certains textes pour moi et partager ceux dont je suis fière. Je veux écrire de bonnes histoires que mes proches apprécient.

8. Chaque chose en son temps

J’ai commencé à écrire sur Wattapd. Quand j’ai quitté la plateforme, j’ai perdu le peu de lecteurs que j’avais et je me suis sentie un peu seule. Et puis, avec les réseaux sociaux et en lisant des articles sur le fait d’être auteur freelance, je me suis retrouvée obsédée par l’idée de partager mes textes sur une plateforme (sans en trouver une qui me corresponde), créer une communauté de lecteurs, créer un réseau pour lequel il faudrait faire de la publicité… Je pensais à tout ça avant même d’écrire.

Désormais je ne veux plus y penser du tout.

Déjà parce que je ne souhaite plus avoir une présence sur Internet qui me demanderait autant d’énergie. Aussi parce que je pense que le métier qui découlera de mes études me suffira pour gagner de l’argent et enfin, parce que je veux avant tout penser à écrire (et à passer un bon moment quand j’écris). Sans considérer les détails autour. Chaque chose en son temps : commençons déjà par écrire quelque chose de bien.

Merci d’avoir lu. N’hésitez pas à écrire vos propres croyances sur un sujet qui vous tient à cœur, pour pouvoir revenir dessus plus tard ! Bonne journée 🙂

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